01/03/2010

Cuisiner et se nourrir (Renaud)

Avant de changer nos habitudes alimentaires, nous achetions en grande partie des plats cuisinés pour le soir que nous réchauffions « vite, vite ». Le midi nous achetions en général des sandwichs comme c’est l’habitude en Belgique. Le week-end, nous cuisinions un peu, souvent un plat en assez grande quantité afin d’avoir des restes pour le début de semaine.

Il y a maintenant un an et demi, nous avons entamé des changements dans notre alimentation. Conscient des enjeux écologiques et économiques de notre société, nous nous sommes tournés vers des paniers bios produits localement, à quelques kilomètres de la maison. En outre la production est gérée par un CPAS ("centre public d'action sociale") qui forme des personnes sans emploi qui peuvent trouver ensuite un travail soit dans la coopérative bio voisine soit chez les producteurs de légumes. Les légumes fournis sont exclusivement des légumes de saison. Nous avons visité une partie des installations l’an passé et nous avons vu qu’ils ont, outre les champs à l’air libre, des serres pour la culture de légumes plus délicats sous notre climat, tel que les tomates. Nous avons également vu qu’ils produisent leurs propres semences.

Les paniers bios sont livrés le jeudi après midi, le jeudi soir nous choisissons les recettes que nous allons faire. Il manque souvent des petites choses pour faire chaque recette, nous complétons par des achats chez un grossiste de fruits et légumes et chez un boucher. Une fois que nous avons tout ce qu’il faut, les grandes manœuvres commencent, les plats s’enchainent les uns aux autres ou parfois se chevauchent, l’un étant en préparation pendant que l’autre cuit. Le tout dure souvent 8 à 9 heures quand le cuisinier est seul, cela dure moins longtemps quand on est à deux.

L’épluchage, le lavage et la coupe des légumes restent ce qui prend le plus de temps, le père Noël nous a apporté l’an passé des accessoires très intéressant pour gagner du temps et moins nous épuiser, il s’agit d’un épluche carotte qui permet d’éplucher une carotte en quelques secondes (elles ne ressortent pas impeccables, il faut juste fignoler un peu) et d’un robot ménager qui permet de débiter de couper les légumes, de faire de la purée, de hacher, etc. Ce robot n’est pas dans la pure simplicité volontaire comme le pratique certaines personnes, c’est toutefois l’accessoire qui nous permet de nous en sortir dans un temps raisonnable. L’épluchage des pommes de terre reste une des opérations qui prend le plus de temps.

De plus nous avons aussi investi dans une cocotte minute supplémentaire, et plus grande que la première afin de pouvoir cuisiner de grandes quantités dans un seul récipient.

Une fois les plats terminés, il faut faire la mise en boite, étiqueter le tout et mettre tout cela au congélateur, cette dernière étape est souvent faite le lendemain le temps que les plats refroidissent. Devant les quantités que nous devions stocker au congélateur, nous avons dû changer le nôtre qui était une petite armoire à tiroirs en le remplaçant par un petit bahut (classe A) que nous avons acheté d’occasion.

Le lavage de la vaisselle a lieu soit durant la réalisation des plats par l’utilisation d’un lave-vaisselle, soit en fin de séance de cuisine, nous évitons de garder la vaisselle pour le lendemain car c’est trop démoralisant.

Dans la réalisation de nos plats, nous faisons aussi bien des plats pour nous que des petits pots pour Romain. Nos plats dépendent avant tout des légumes contenus dans les paniers bios, souvent nous devons innover et tester des recettes que nous ne connaissions pas, parfois avec facilité d’autre fois avec beaucoup plus de difficultés comme ce fut par exemple le cas pour les topinambours où c’est seulement à la cinquième recette que nous avons trouvé quelque chose à notre goût.

Pour les petits pots, tout s’est bien passé jusqu’à ce que Romain ait environ 18 mois, à partir d’un certain moment, il a refusé de manger les petits pots que nous lui préparions, cela s’est fort marqué après une période de vacances où il avait mangé essentiellement des petits pots du commerce. Nous avons mis de coté la réalisation des petits pots pendant un certain temps et nous nous sommes résigné à lui acheter les petits pots (bio) du commerce qu’il aime bien, depuis peu, nous avons repris le flambeau et nous essayons de faire des petits pots à son goût sur base de la description du contenu des petits pots du commerce, je suis d’ailleurs assez horrifié du coté hyper-sucré de ces petits pots, ils sont bios et sans sucre ajouté, par contre les recettes font qu’ils sont naturellement très sucrées (une grande proportion de carottes et/ou du jus de pomme).

En plus des petits pots, nous faisons pour Romain (presque) toutes les compotes qu’il mange à la maison, nous achetons les fruits en grande quantité (8 à 12 kg) chez le grossiste en fruits et légumes, nous épluchons le tout, nous cuisons tout au cuit vapeur, nous moulinons, nous mettons en pot (merci les petits pots en plastique conservés précieusement lors de vacances) et nous congelons le tout, ainsi nous faisons de la compote sans sucre ajouté et sans conservateur. Pour éplucher les pommes, le père Noël nous a également apporté l’an passé un outil bien pratique (et entièrement manuel !) qui permet d’éplucher et de trancher la pomme en quelques secondes pour la aussi un résultat presque parfait, il y a juste à fignoler au niveau de la tige et de la mouche de la pomme.

Pour les curieux, l'épluche carotte:

carottes

et l'épluche pomme:

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14:17 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine, nouriture, panier bio |  Facebook |

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