13/11/2010

Toilettes sèches (Renaud)

A force de réflexion et d'avancée par petits pas, nous venons de passer aux toilettes sèches pour des raisons écologiques que le site http://www.eautarcie.com/ explique mieux que moi. Pour la réalisation pratique, nous nous sommes documentés sur internet avant de commencer (notamment sur http://www.eautarcie.com/ ) et nous nous sommes basés sur le fascicule des Amis de la Terre (http://www.amisdelaterre.be/spip.php?article322 ). Nous avons également parlé avec quelqu'un qui en utilise chez lui.

La formule de toilettes sèches que nous avons retenue est les toilettes à litière biomaitrisée (TLB) où le mélange d'excréments et de copeaux de bois sont compostés dans le jardin jusqu'à l'obtention d'un humus (après 2 ans) qui peut être utilisé dans le potager.

Afin de limiter les dépenses, j'ai fabriqué moi même une toilette sèche plutôt que d'en acheter une toute faite, nous voulions aussi quelque chose de moins encombrant que celui qui est présenté sur le site des Amis de la Terre. Egalement pour limiter la dépense et pour faire un essai afin de voir si cela nous convenait. Dans un premier temps, nous utilisons un seau en plastique de ménage que nous avions, avec l'inconvénient d'être un peu petit (10 litres). Les seules choses achetées sont le panneau de contreplaqué de 3.6 mm qui a été cintré et la planche de WC car de toute façon la planche du WC à eau de l'étage est cassée et elle doit être remplacée même si nous ne restions pas sur l'idée des toilettes sèches.

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Le dessus, le dessous et la structure intérieure sont faites à partir de chutes de travaux antérieurs le tout collé à la colle à bois. La structure qui permet de mettre le seau à hauteur et de le maintenir a été vissée afin de pouvoir être remplacée le jour où nous utiliserons un seau plus grand. Une barre horizontale amovible permet de maintenir le seau en place durant son utilisation.

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Pour l'utilisation, on dépose au départ une couche d'environ 10 centimètres de litière bien tassée au fond du seau de la toilette. Avant d'uriner, il faut mettre deux poignées de litière dans le seau pour absorber l'urine, après être allé à selle, il faut couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette et un peu de litière. Lorsque le seau est plein, on le vide dans un compost prévu à cet effet. L'urine doit être entièrement absorbée par la litière, il ne doit pas y avoir de liquide qui s'écoule du seau (c'est alors le signe qu'il n'y avait pas assez de litière au début) et la litière doit être entièrement humide, si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y en avait trop.

Un autre aspect des toilettes sèches est le compostage, grâce à un voisin, nous avons récupéré des palettes afin de faire le compost, comme préconisé, le fond du compost est en contact direct avec la terre (pas de dalles en pierre ou autres au fond), nous avons retourné la terre et nous avons mis environ 30 cm de paille. Après beaucoup d'hésitation sur l'emplacement du compost, pour qu'il soit à la fois facile d'accès, qu'il n'encombre pas le jardin et qu'il ne nécessite pas d'être déplacé pour la suite des aménagements que nous voulons faire dedans, nous avons fini par trouver une place optimum qui imposera que le compost ne dégage pas d'odeur forte.

A partir de là, prêt à commencer, je dirais quasiment qu'il faut avoir "la foi" dans le fait qu'il n'y aura pas d'odeur désagréable qui viendra de la toilette sèche et que le compost en se décomposant ne répendra pas une odeur douteuse dans tout le jardin, c'est un aspect qui peut freiner voir d'empêcher de sauter le pas.

Expérience faite, il n'y a aucun problème d'odeurs, ni du coté de la toilette ni du coté du compost. Le seul moment où il y a une petite odeur c'est lors de la vidange du seau, avant de recouvrir les fèces de copeaux de bois. Sans surprise, notre seau de 10 litres est un peu petit et se remplit vite, on a donc investi dans des seaux de 15L en inox (les plus grands que nous avons trouvé au prix relativement accessible de 49 euro par pièce), car cette matière ne se marque pas comme le plastique et ne garde pas les odeurs. Il va donc falloir fabriquer une nouvelle TLB sur base de ces nouveaux seaux afin de pouvoir remplacer le wc de la salle de bain, ensuite on verra si la toilette actuelle peut être adaptée pour mettre un seau de 15L dedans et la transférer au rez-de-chaussée.

Notre choix pour une TLB est parti du principe que l’eau des wc représente environ 20% à 30% de la consommation d’eau (potable dans beaucoup de cas) d’un ménage, ce qui nous paraissait énorme dans le cadre d’une réflexion sur comment diminuer sa consommation d’eau (potable ou non).

L'intérêt des toilettes sèches est aussi de recycler/valoriser des matières qui habituellement sont rejetées à l'égout et nécessitent des opérations d'épuration des eaux usées et d'eviter d'acheter de quoi faire un apport de compost dans le jardin.

14:44 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

La simplicité volontaire et l'argent (Renaud)

Dans le cadre de notre groupe de simplicité volontaire, je propose l'exercice suivant pour mieux comprendre son rapport à l'argent.

1)      1) Calculer l’argent gagné tout au long de sa vie

Il s’agit de l’argent gagné aussi bien lors de job étudiant que du dernier salaire ou de la dernière allocation perçue, que cela soit un salaire déclaré ou de l’argent gagné « en noir » en faisant des tontes de pelouses chez le voisin ou en recevant un pourboire lors d’un service dans un restaurant.

Ce montant ne sera pas l’objet de notre discussion, il ne sera pas souhaitable d’en faire part aux autres, le but est de nous rendre compte de notre capacité à gagner de l’argent, peu importe que cela soit par un salaire ou que cela  soit en bénéficiant des mécanismes de solidarité qu’il existe dans notre société et dont nous avons le droit de profiter. Il est très probable que vous ayez profité d’un salaire à une époque et des mécanismes de solidarité à une autre époque étant donné qu’une personne a aujourd’hui un parcours plus erratique que par le passé.

En Belgique, se pose la question de savoir s’il faut comptabiliser nos revenus bruts ou nos revenus nets, je dirais pour ma part que cela importe peu du moment que vous êtes cohérent en ne comptabilisant soit que du brut soit que du net.

Petit mémo pour lister les sources d’argent possibles :

  •  Salaires (trouvables sur les fiches de paye, déclarations d’impôt, relevés de comptes, …)
  • Avantages en nature lié à votre emploi (ticket restaurant, voiture, …)
  •  Allocation chômage
  •  Revenus de substitution (congé parental, congé d’accompagnement, maladie, invalidité, …)
  •  Loyers perçues sur vos biens mis en location
  •  Intérêts des placements d’épargne (compte épargne, …)
  •  Plus-value sur la vente d’un bien immobilier
  •  Intérêts  de votre assurance vie valorisée au cours actuel
  •  Intérêts de votre assurance groupe valorisée au cours actuel ainsi que de la part payée par l’employeur
  • Dividendes sur vos actions, obligations, SICAV…
  • Pourboires non déclarés
  • Travail au noir
  • Revenus de jeu
  • Argent donné par vos parents ou votre famille
  • Héritage

Si vous n’avez pas de trace écrite de ces informations, faites une évaluation la meilleures possibles.

 

2)      2) Etablir votre bilan personnel et calculer votre valeur financière nette

Depuis le temps que vous gagnez de de l’argent, vous avez accumulé un certain nombre de biens, de compte épargne ou autre, le but ici est de valoriser ce que nous avons comme argent à notre disposition que cet argent soit liquide ou qu’il soit sous la forme de biens matériels.

La aussi, le but n’est pas d’en faire part aux autres personnes du groupe, il s’agit de se rendre compte de l’argent qui est à notre disposition et de la forme sous laquelle il est à notre disposition

a.       Actif liquide : tout l’argent liquide que vous possédez

o   Votre argent liquide (dans votre porte-monnaie, sous votre matelas, …)

o   Votre argent liquide dans une autre monnaie que l’Euro

o   Votre ou vos comptes en banque

o   Actions, obligations, SICAV, stock option, … valorisées au cours actuel

o   Assurance vie valorisée au cours actuel

o   Pension complémentaire valorisée au cours actuel

 

b.      Actif immobilisé : tous les biens vendables que vous possédez

o   Maison ou appartement (résidence principale)

o   Résidence secondaire

o   Voiture(s)

o   Moto

o   Vélo

o   Meubles

o   Antiquités

o   Objets d’art

o   Vêtements

o   Livres

o   Equipement stéréo

o   Télévision

o   Robe de mariage

o   Lampes, lustres, …

o   Bijoux

o   Jeux pour enfants

o   Collections : de timbres, de pin’s, de porte clef, …

o   Armes : fusil de chasse, arme de collection, …

o   L’argent que l’on vous doit et qui a une chance de vous être remboursé (prêt fait à des amis, dettes des impôts en votre faveur, …)

o   Dépôts de garantie

o   Bureau : machine à écrire, ordinateur, imprimante, …

o   Articles de sport

o   Articles de loisir : modélisme, couture, broderie, …

o   Argenterie

o   Salle de bain : serviette de bain, pèse-personne, rasoir, épilateur, …

o   Cuisine : réfrigérateur, surgélateur, cuisinière, four à micro-onde, grille-pain, trancheuse, machine à café, appareil à raclette …

o   Outillage électrique : perceuse, scie, aspirateur,  

 

c.       Passif : toutes vos dettes

o   Crédit hypothécaires

o   Crédit auto

o   Crédit bancaire

o   Emprunt étudiant

o   Dettes de carte de crédit

o   Dettes fiscales

o   Emprunts fais à des amis

o   Factures impayées

o   Autres dettes à long terme

Maintenant, faites l’opération suivante :

Actif liquide + Actif immobilisé – Passif = valeur financière

Ce bilan personnel n’a rien à voir avec la valeur individuelle des personnes, l’exercice global sert à établir quelle est notre capacité à gagner de l’argent et à établir le patrimoine que nous avons même si nous n’en avons pas conscience.

Bon courage !

PS: exercice inspiré du livre "Votre vie ou votre argent ?", Joe Dominguez et Vicki Robin, Les éditions logiques.

13:45 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2010

Laver des pantallons en laine (Renaud)

Comme Laurence en avait parlé, je dois aller travailler en costume tous les jours et ce n'est pas un choix, hélas.

Ce type de vêtement n'est pas favorable à la simplicité volontaire car nous trouvons peu dans les magasins d'occasion des pantallons de costume en bon état, il faut en général passer par des vêtements neufs qui ne sont pas fait de fibres bio.

La recommendation pour ce type de vêtement est le nettoyage à sec, ce qui pour ma part ne me convient pas en raison de la pollution de l'air et de l'eau engendrée par les produits utilisés, notamment le perchloréthylène généralement utilisé.
http://www.bioaddict.fr/article/le-perchlorethylene-un-so...

Pour éviter ce nettoyage à sec, nous avons essayé de laver mes pantallons en machine à laver classique avec un complet succès : les pantallons sortent propres et ne sont pas abimés. Nous utilisons le programme laine de la machine à laver, il s'agit donc d'un cycle court qui sollicite peu le linge, nous utilisons de la lessive liquide pour éviter les traces, aucun adoucissant et pas de balles de lavage non plus.

13:14 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2010

Petits gestes (Laurence)

Il y a toute une série de petits gestes qui ne valent pas un article pour chacun d’eux mais dont il est quand même intéressant de parler.

Nous avons décider de complètement nous passer des mouchoirs en papier, il suffit d’avoir suffisamment de réserve de mouchoirs en tissu afin de faire face à un gros rhume, et c’est bon.  Comme on en utilisait facilement pour Romain quand il fallait le moucher, maintenant j’ai deux mouchoirs de couleurs différentes dans mes poches, un pour lui, un pour moi, comme ça j’essaye de minimiser la propagation des microbes.

De la même manière on a décidé de se passer de l’essuie-tout (sopalin). Il nous en reste encore un peu, et on doit se fabriquer des carrés de tissus afin de le remplacer dans certains cas. Une des utilisations qui nous empêchait de franchir le pas, c’est lorsque l’on doit ramasser des crasses faites par les chats, essentiellement du vomi. Mais on nous a conseillé ce week-end d’utiliser du papier journal. Il reste aussi une problématique par rapport à la peinture de Renaud. Comme il s’agit de peinture à l’huile avec du tissu, ça devient vite ingérable. On n’a pas encore de solution, mais j’espère bien qu’on trouvera une alternative.

J’en avais déjà un peu parlé, on a fait le bilan récemment. Pour Romain on parvient à se tenir uniquement aux vêtements de seconde main, tout en ayant un petit bonhomme toujours bien habillé.

Ce que l’on fait aussi pour Romain, et qui est quelque chose que l’on fait naturellement pour nous, c’est de lui remettre les vêtements de la veille s’ils ne sont pas tâchés (hors sous-vêtements bien sûr). Il garde rarement plus de deux jours le même pantalon ou le même pull, mais c’est déjà mieux que de changer tous les jours d’un point de vue de la lessive à faire.

Restons dans les vêtements. Pour son travail, Renaud doit s’habiller en costume tous les jours. Les pantalons de costume doivent être lavés à sec pour bien faire, ce qui est relativement polluant, donc on a décidé de les laver avec les pulls, ce qu’ils semblent bien supporter.

Dans le cadre des attentions pour l’eau, lorsque l’on se brossait on coupait l’eau afin qu’elle ne coule pas inutilement. Maintenant on utilise un gobelet afin d’encore plus réduire la quantité d’eau utilisée.

Un autre point lié à l’eau. Notre chauffe-eau électrique est sur une minuterie afin de ne chauffer que la nuit. Maintenant, on a décidé de régler la minuterie de sorte à ce qu’elle ne chauffe qu’une nuit sur deux parce qu’on ne prend pas des douches tous les jours, et donc on n’a pas besoin que l’eau soit amenée ou maintenue à 60° toutes les nuits. Pour le moment on n’a pas eu le souci de se retrouver sans eau chaude, sauf en rentrant de vacances, après quelques jours parce qu’on avait oublié de rebrancher le chauffe-eau.

17:01 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lush or not Lush ? (Laurence)

Pour ceux qui ne savent pas à quoi je fais référence, un petit tour là-bas s’impose : www.lush.fr . Il s’agit de « Cosmétiques frais faits main. Produits nus - écologiques - végétariens - non testés sur les animaux » (c’est ce qui est indiqué sur leur site)

Ce qui était au centre de la question pour savoir si oui ou non on les utilisait, c’est qu’ils n’ont pas de label pour l’aspect « écologique ». Après avoir un peu cherché sur le net et discuté avec la vendeuse, il semblerait qu’ils s’efforcent à utiliser un maximum de produits issus de l’agriculture biologique, mais comme tous leurs fournisseurs n’ont pas de label ils ne peuvent pas l’avoir non plus. Comme cette marque existe depuis 20 ans, c'est-à-dire bien avant les labels bio dans le monde des cosmétiques, ils ne désirent pas changer de producteur pout en avoir.

Donc en gros on n’a que leur « bonne foi »  ou leur marketing pour penser qu’ils utilisent majoritairement des produits bio.

L’aspect qui nous intéresse vraiment chez Lush par rapport aux autres marques avec label, c’est qu’ils vendent des shampoings solides:

http://www.lush.fr/shampooings-a-la-piece.228.0.html

Un tel shampoing est sensé pouvoir être utilisé une septantaine de fois et, c’est là le gros avantage pour nous, n’est pas emballé dans un récipient en plastique. Donc on avait le choix entre :

-    des produits bio certifiés mais dans des contenants polluants
-    des produits dits naturels mais sans contenant polluant

On a donc opté pour les shampoings Lush. Ca me faisait un peu peur étant donné que j’ai déjà fait des réactions allergiques à plusieurs huiles essentielles, et que les produits Lush en sont bourrés. La vendeuse m’a donc recommandé un de leur produit en tenant compte de ça, et je n’ai aucun problème pour supporter ce nouveau shampoing.

15:09 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lave vaisselle sur eau chaude (Laurence)

Suite à des recherches, on a envisagé la possibilité de brancher le lave-vaisselle sur l'eau chaude, voici une petite explication du pourquoi:

"Certains lave-vaisselle peuvent se raccorder directement à une arrivée d’eau chaude. Cela peut être avantageux si vous utilisez un système performant pour chauffer l’eau (ex : chauffe-eau au gaz sans veilleuse) C’est en effet le chauffage de l’eau qui nécessite le plus d’énergie pour un lave-vaisselle. Un lave-vaisselle branché sur l’arrivée d’eau chaude permet d’économiser environ 50 % de l’électricité par rapport aux meilleures machines sans arrivée d’eau chaude (si l’eau chaude n’est pas fournie par un appareil électrique)."

source: http://www.ecoconso.be/article174.html


En fait tous les lave-vaisselle peuvent se raccorder à l'eau chaude, tant que celle-ci ne dépasse pas 65°. Lorsque l'on a refait la cuisine, Renaud a placé une vanne thermostatique au niveau de l'arrivée du lave-vaisselle.

Notre situation n'est pas optimale étant donné que notre eau est chauffée par un boiler électrique. Mais comme nous avons des panneaux solaires pour chauffer cette eau, nous y gagnons quand l'eau utilisée par le lave-vaisselle a été chauffée par les panneaux solaires. Et nous n'y gagnons rien, si ce n'est pas le cas.

Nous voudrions bien faire la même chose pour la machine à laver, mais alors ça n'a d'intérêt que si notre machine est prévue pour ça et possède une double entrée, une pour l'eau chaude, l'autre pour l’eau froide. C'est nécessaire pour deux raisons:

  1. rincer le linge à l'eau chaude serait du gaspillage
  2. si notre arrivée d'eau est à 60° et que le linge nécessite du 30°, bonjour les dégâts... sauf si l'on a un thermostat sur l'arrivée d'eau que l'on règle à chaque fois en fonction du programme que l'on veut, mais on est suffisamment distrait pour que ce n'e soit pas une solution réaliste.

14:44 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2010

Changer ses habitudes de lavage (Laurence)

On s’est inspiré de ce qui se fait/est conseillé au Canada :

"Laver les vêtements à l'eau froide engendre une économie d'énergie appréciable. Pour une moyenne de 392 brassées, une famille canadienne peut économiser entre 30 $ et 50 $ par année en réduisant la température de lavage de 30 à 15 degrés, ce qui est considéré comme froid par l'industrie. Aussi, de cette manière, les couleurs restent plus vives, et les tissus délicats, comme la soie et la laine, se déforment moins."

Ainsi que de l’article suivant (http://consommermoinsvivremieux.com/fairesoimeme/index.ht...) :

"J'ai tenté l'expérience hier de la lessive à froid. Il faut savoir qu'une machine, c'est non seulement l'utilisation d'eau mais aussi d'électricité. Même si mes enfants sont très économes sur le linge (oui un pantalon/jupe/pull/robe peut faire 3 ou 4 jours! oui un chemisier/polo/top peut faire 2 jours si on n'a pas de problèmes majeurs de transpiration!) je lave quand même par semaine 42 culottes, 84 chaussettes, 42 maillots de corps et au moins 18 tenues complètes sans parler des serviettes, draps et autres réjouissances.

Le problème c'est que, sans tomber dans le cracra et sans leur demander de porter leur pull pendant 2 semaines, j'avais quand même parfois l'impression de laver des choses propres ou presque. Seuls les vêtements des petits, couverts de tâches diverses et variées, et le linge de corps avaient une vraie raison d'être dans le panier.

J'ai donc décidé d'essayer la lessive à froid, histoire d'économiser au moins l'électricité. Résultat :
    * la lessive (même liquide) ne s'émulsionne pas à l'eau froide donc les taches ne s'enlèvent pas
    * les vêtements non tachés mais qui sentent nos bonnes odeurs corporelles ressortent quant à eux parfaitement propres.

Désormais je ne trie plus mon linge en fonction des températures mais en fonction de son état :
    * taches > lessive à 40° (30° se révélant également insuffisant)
    * pas de taches > lessive à froid
Economie d'énergie : une machine sur deux!"

Jusqu’il y a peu, on triait le linge de Romain entre 40° (pulls, pantalons, chaussettes, t-shirt), 60° (essuies, bodies, gants de toilette) et les couches (qui passaient à 40° ou 60° en fonction de leur état). Notre linge, qui est plus volumineux, était trié entre :
- 40° blanc
- 40° couleur
- 60° blanc
- 60° couleur

On ne mélange pas le linge de Romain et le nôtre, parce qu’on utilise une lessive bio pour Romain qui me donne des démangeaisons, mais qui lui ne le dérange pas, donc autant la terminer en ne lavant que son linge, mais ça prend évidemment plus de temps.

Actuellement, pour Romain on ne change pas les habitudes de lavage. Tandis que pour nous, on a gardé 4 paniers de tri différents :
- froid qui peut passer au sèche-linge
- froid qui ne peut pas passer au sèche-linge
- 40° pour le linge tâché, les slips et les culottes
- 60° pour les draps de lits, Renaud étant allergique aux acariens, il est important de laver chaud

Ca fait déjà plusieurs semaines que l’on fonctionne ainsi, et l’on n’a pas eu de mauvaises surprises jusqu’à présent. J’ai même fait le pari un jour avec un jeans tâché que ça partirait à froid en considérant que si je devais le faire partir à la main, je prendrais simplement de l’eau froide et une brosse, et il est sorti impeccable de la machine.

Même si ce n'est pas très écologique, je ne suis pas encore prête à me passer du sèche-linge, les vêtements sont quand même beaucoup plus doux ainsi, et comme on ne fait nos lessives que le week-end, notre espace pour pendre le linge n'est pas infini.

14:35 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/03/2010

Cuisiner dans de bonnes conditions (Renaud)

Quand nous avons décidé de réaménager notre cuisine, le but initial était d’avoir plus d’espace autour de la table où l’on mange, endroit assez exigu, alors que la cuisine est relativement grande. Dans le choix de l'aménagement de la cuisine, les anciens propriétaires avaient privilégié le design au fonctionnel. La situation initiale :

plan_1

Nous avons imaginé le réaménagement sans faire appel à des professionnels, mais en écoutant les conseils que les uns et les autres pouvaient avoir. Les changements prévus étaient relativement simples. Côté réaménagement, on déplaçait le meuble comportant l'évier le long du mur afin de dégager l'espace central de la pièce afin d'y mettre une table. Au niveau de la réalisation, on gardait le même évier en le nettoyant à fond ce qui est plus facile avec le robinet démonté et on changeait un orifice de vidange dont le joint du bouchon n'était plus étanche (j'aurai bien voulu trouver le joint seul, mais cela n'a pas été possible), par contre on changeait le plan de travail qui n'était plus à la bonne dimension en prenant un plan de travail en bois et pas en stratifié.

plan_2

En faisant les travaux, nous avons réalisé que ce que nous avions prévu nous amenait à mettre une table en demi-cercle contre un mur sans fenêtres et à manger côte à côte en regardant chacun le mur ce qui n’avait rien de réjouissant.

Mais en se creusant la tête, Laurence a eu l’idée de mettre le meuble comportant l'évier parallèle au plan de cuisson en laissant environ un mètre entre les deux meubles. L’idée m’a beaucoup plu, car dans la disposition de la cuisine avant les travaux, l’évier était loin du plan de cuisson et nous n’avions pas de plan de travail disponible pour cuisiner debout, il fallait le faire à la table ce qui n’était pas confortable.

plan_3

Cette nouvelle disposition nous a fait « perdre » deux placards de cuisine. Le premier que l'on a purement et simplement supprimé, le second dont nous avons changé l'utilisation et qui nous sert maintenant à stocker 4 de nos poubelles qui étaient auparavant à même le sol. Nous avons résolu ce "problème" en faisant du désencombrement dans la cuisine.

J’ai eu l’occasion d’expérimenter cette nouvelle disposition au cours d’une journée de cuisine, la conclusion est que c’est très agréable, la proximité de l’évier et de la table de cuisson est d’un grand confort. De plus, nous avons libéré le plan de travail qui se trouve juste à côté de la table de cuisson, il est maintenant tout à fait possible de s’occuper de couper des légumes par exemple tout en surveillant de près la cuisson d’un plat.

11:35 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine, amenagement |  Facebook |

Conserver les aliments (Renaud)

Comme nous cuisinons quasi tout nous même, en consacrant une journée toutes les deux semaines à préparer des plats/soupes, nous avons besoin d'un espace de stockage relativement important. Actuellement nous utilisons un congélateur bahut qui est intéressant par sa capacité de stockage même s’il est compliqué à placer dans notre cuisine (nous n’avons pas de cave dans la maison pour le mettre et il faut déjà jouer des coudes dans le garage faute de place). Le hic de cette solution est que conserver la nourriture demande de l’énergie électrique, même si le choix du matériel (un appareil de classe A) permet de la minimiser.

Pour limiter nos déchets et dans un but écologique, nous avons cessé d’employer des sacs congélations que nous utilisions notamment pour la viande et nous avons achetés des boites en plastique d’une taille adaptée à cette utilisation. Nous
nous sommes dirigés vers les boites en plastique en ayant conscience que ce n’est pas la panacée mais plutôt un moindre mal et en nous disant que ce type de boite dure longtemps.

Nous utilisons également des boites à glace que nous avons récupérées chez des connaissances qui en mangent en grande quantité, c’est pratique d’en avoir une bonne série qui s’empilent facilement dans  notre congélateur et c’est suffisant pour contenir un plat pour deux personnes. Elles passent parfois même un peu au mirco-onde (facilité moderne que nous avons conservée pour le moment) pour aider à faire sortir la nourriture pour la mettre dans la casserole quand la boite est sortie au dernier moment (par contre ne pas essayer de la mettre longtemps au micro-onde, ce n’est manifestement pas prévu !) Elles passent aussi assez bien au lave-vaisselle (autre facilité conservée pour le moment) et elles résistent bien dans le temps.

Nous décongelons les plats en les sortant la veille et en les stockant à température ambiante pour éviter d’avoir à utiliser de l’énergie pour une décongélation qui se fait très bien toute seule.

J’ai exploré d’autre solution pour conserver les aliments :
- lacto fermentation,
- séchage,
- confiture,
- compote,
- conserve ou semi-conserve, …

La confiture et la compote ne posent pas de problèmes par contre la lacto fermentation ne me semblent pas envisageable pour le moment étant donné qu’il faut un local d’entreposage assez frais, ce que nous n’avons pas dans la maison pour le moment. Les conserves, c'est encore une voie que je dois explorer. Un autre aspect est le stockage de tout cela, à ce niveau le réaménagement de notre cuisine est en passe de résoudre cet aspect.

Notre manière de cuisiner a réduit aussi significativement ce que contient notre frigo. Il est adapté pour une famille qui cuisine peu mais est devenu trop grand pour nous, certaines étagères restent vides pendant de longues périodes. Le problème est que ce frigo consomme plus d’énergie ainsi que s’il était adapté à nos besoins.

10:47 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine |  Facebook |

Gestion des déchets (Renaud)

Depuis des années la Belgique a une politique de gestion des déchets ménagers qui tend à rendre directement proportionnelle la redevance payée par les citoyens à la quantité des déchets qu’ils produisent, cela se traduit dans les faits par une redevance annuelle à laquelle il faut ajouter :
- soit l’achat de sacs poubelles incluant une fraction de redevance (système en cours d’abandon dans notre commune)
- soit l’utilisation de poubelles comportant une puce électronique avec des camions de ramassage qui pèsent la quantité de déchets ramassés puis une facturation de la quantité ramassée tous les 6 mois.

A noter que l’effet pervers de ce système est que certaines personnes achètent des sacs poubelles normaux (exempts de redevance, donc bien moins chers), les remplissent avec leurs déchets et les larguent dans la nature (bord des routes, …), ce type de pratique est poursuivie par la police qui tente d’identifier les contrevenants.

En plus de ce qui concerne les déchets non recyclables, il y a des collectes séparées pour les PMC (bouteille plastique, tétra pack, cannettes, conserves,…), pour les papiers et cartons et enfin pour les déchets compostables.

De plus, des bulles à verre sont accessibles un peu partout pour les bouteilles et bocaux non consignés. A noter qu’au niveau des bouteilles en verre, la Belgique a conservé un bon réseau de récupération des bouteilles consignées pour la bière, l’eau minérale (les bouteilles en plastique restent toutefois prédominantes) ou certaines boissons bio.

Il y a aussi un peu plus de 200 parcs à conteneur en région wallonne qui collectent les déchets divers (électroménager, gravas, déchets verts, …).

Ce système à l’avantage d’impliquer de force le citoyen dans la gestion de ses propres déchets pour les trier et chercher à en diminuer la quantité avec un avantage immédiat pour ceux qui font le plus d’efforts.
 
Chez nous, la gestion des déchets occupe cinq poubelles :
- le papier carton,
- les PMC,
- les déchets compostables,
- les films plastiques
- et les déchets non recyclables.

Pour les déchets compostables, depuis notre installation à Andenne (soit 3 ans), nous avons un compost dans le fond du jardin et que nous y mettons les déchets de cuisines (sans la viande, le fromage et les agrumes). Nous utilisions jusqu’à maintenant des sacs biodégradables pour plus de facilité, avec le temps, nous nous rendons compte que le sac est très souvent dégradé dans le fond de la poubelle et qu’il n’est pas possible de prendre le sac pour aller le mettre au compost, sans prendre la poubelle en même temps. Nous avons donc décidé de ne plus utiliser ce type de sac pour notre compost, il faudra rincer la poubelle après chaque utilisation comme c’est déjà le cas actuellement vu que le sac se dégradait.

Le ramassage des déchets compostables est assez récent (fin 2009), il a pour but de conduire les déchets dans un centre de bio méthanisation. Nous avons décidé de ne pas utiliser ce système pour nos déchets de cuisine préférant alimenter notre propre compost. Nous utilisons par contre ce système pour la litière des chats (litière végétale) que nous n’avons pas envie de mettre dans notre compost. (Pour la petite histoire, les chats refusaient au début la litière végétale et faisaient pipi à coté du bac, il a fallu les habituer progressivement en faisant d’abord un mélange de litière minérale et de litière végétale avec de plus en plus de litière végétale au fil des semaines, la transition a duré environ 2 mois).

Pour les films plastiques, nous avons découvert un jour en allant mettre nos déchets au conteneur qu’ils acceptaient les films plastiques, nous avons donc décidé de créer une poubelle particulière à la maison pour les collecter, cela entraine un diminution importante du volume de déchets, car même si les films ne pèsent pas grand chose, ils prennent beaucoup de place. Comme nous ne buvons plus d’eau minérale en bouteille en plastique (et maintenant plus d’eau minérale du tout : vive l’eau du robinet !) et que Laurence ne boira bientôt plus de coca, nous auront moins de films plastiques, toutefois nous n’arrivons pas à ne plus en avoir du tout car nous recevons ou achetons beaucoup de choses qui ont un film plastique en emballage ou en suremballage (paquet de biscuit pour bébé, lait en poudre, paquet de pâtes, magazines, etc.).

Le fait que l’on se soit mis à cuisiner presque tout nous même a contribué à une bonne réduction du volume de déchets non recyclables, d’un sac de 80 litres par semaine (soit 320 litres/mois), nous sommes passé à un sac de 30 litres toutes les semaines accompagné d’un sac de 80 litres une fois par mois (soit 200 litres/mois), et maintenant, le système de collecte ayant changé, nous sommes à une poubelle de 140 litres qui doit être vidée tous les mois et demi environ (soit moins de 100 litres/mois).

09:42 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dechets |  Facebook |

01/03/2010

Cuisiner et se nourrir (Renaud)

Avant de changer nos habitudes alimentaires, nous achetions en grande partie des plats cuisinés pour le soir que nous réchauffions « vite, vite ». Le midi nous achetions en général des sandwichs comme c’est l’habitude en Belgique. Le week-end, nous cuisinions un peu, souvent un plat en assez grande quantité afin d’avoir des restes pour le début de semaine.

Il y a maintenant un an et demi, nous avons entamé des changements dans notre alimentation. Conscient des enjeux écologiques et économiques de notre société, nous nous sommes tournés vers des paniers bios produits localement, à quelques kilomètres de la maison. En outre la production est gérée par un CPAS ("centre public d'action sociale") qui forme des personnes sans emploi qui peuvent trouver ensuite un travail soit dans la coopérative bio voisine soit chez les producteurs de légumes. Les légumes fournis sont exclusivement des légumes de saison. Nous avons visité une partie des installations l’an passé et nous avons vu qu’ils ont, outre les champs à l’air libre, des serres pour la culture de légumes plus délicats sous notre climat, tel que les tomates. Nous avons également vu qu’ils produisent leurs propres semences.

Les paniers bios sont livrés le jeudi après midi, le jeudi soir nous choisissons les recettes que nous allons faire. Il manque souvent des petites choses pour faire chaque recette, nous complétons par des achats chez un grossiste de fruits et légumes et chez un boucher. Une fois que nous avons tout ce qu’il faut, les grandes manœuvres commencent, les plats s’enchainent les uns aux autres ou parfois se chevauchent, l’un étant en préparation pendant que l’autre cuit. Le tout dure souvent 8 à 9 heures quand le cuisinier est seul, cela dure moins longtemps quand on est à deux.

L’épluchage, le lavage et la coupe des légumes restent ce qui prend le plus de temps, le père Noël nous a apporté l’an passé des accessoires très intéressant pour gagner du temps et moins nous épuiser, il s’agit d’un épluche carotte qui permet d’éplucher une carotte en quelques secondes (elles ne ressortent pas impeccables, il faut juste fignoler un peu) et d’un robot ménager qui permet de débiter de couper les légumes, de faire de la purée, de hacher, etc. Ce robot n’est pas dans la pure simplicité volontaire comme le pratique certaines personnes, c’est toutefois l’accessoire qui nous permet de nous en sortir dans un temps raisonnable. L’épluchage des pommes de terre reste une des opérations qui prend le plus de temps.

De plus nous avons aussi investi dans une cocotte minute supplémentaire, et plus grande que la première afin de pouvoir cuisiner de grandes quantités dans un seul récipient.

Une fois les plats terminés, il faut faire la mise en boite, étiqueter le tout et mettre tout cela au congélateur, cette dernière étape est souvent faite le lendemain le temps que les plats refroidissent. Devant les quantités que nous devions stocker au congélateur, nous avons dû changer le nôtre qui était une petite armoire à tiroirs en le remplaçant par un petit bahut (classe A) que nous avons acheté d’occasion.

Le lavage de la vaisselle a lieu soit durant la réalisation des plats par l’utilisation d’un lave-vaisselle, soit en fin de séance de cuisine, nous évitons de garder la vaisselle pour le lendemain car c’est trop démoralisant.

Dans la réalisation de nos plats, nous faisons aussi bien des plats pour nous que des petits pots pour Romain. Nos plats dépendent avant tout des légumes contenus dans les paniers bios, souvent nous devons innover et tester des recettes que nous ne connaissions pas, parfois avec facilité d’autre fois avec beaucoup plus de difficultés comme ce fut par exemple le cas pour les topinambours où c’est seulement à la cinquième recette que nous avons trouvé quelque chose à notre goût.

Pour les petits pots, tout s’est bien passé jusqu’à ce que Romain ait environ 18 mois, à partir d’un certain moment, il a refusé de manger les petits pots que nous lui préparions, cela s’est fort marqué après une période de vacances où il avait mangé essentiellement des petits pots du commerce. Nous avons mis de coté la réalisation des petits pots pendant un certain temps et nous nous sommes résigné à lui acheter les petits pots (bio) du commerce qu’il aime bien, depuis peu, nous avons repris le flambeau et nous essayons de faire des petits pots à son goût sur base de la description du contenu des petits pots du commerce, je suis d’ailleurs assez horrifié du coté hyper-sucré de ces petits pots, ils sont bios et sans sucre ajouté, par contre les recettes font qu’ils sont naturellement très sucrées (une grande proportion de carottes et/ou du jus de pomme).

En plus des petits pots, nous faisons pour Romain (presque) toutes les compotes qu’il mange à la maison, nous achetons les fruits en grande quantité (8 à 12 kg) chez le grossiste en fruits et légumes, nous épluchons le tout, nous cuisons tout au cuit vapeur, nous moulinons, nous mettons en pot (merci les petits pots en plastique conservés précieusement lors de vacances) et nous congelons le tout, ainsi nous faisons de la compote sans sucre ajouté et sans conservateur. Pour éplucher les pommes, le père Noël nous a également apporté l’an passé un outil bien pratique (et entièrement manuel !) qui permet d’éplucher et de trancher la pomme en quelques secondes pour la aussi un résultat presque parfait, il y a juste à fignoler au niveau de la tige et de la mouche de la pomme.

Pour les curieux, l'épluche carotte:

carottes

et l'épluche pomme:

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14:17 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine, nouriture, panier bio |  Facebook |

Plus de thuyas chez nous (Laurence)

C’est en tout cas ce que l’on a commencé à faire samedi tant qu’il faisait encore beau. On a abattu la moitié de la haie de thuyas. Pourquoi a-t-on fait ça ? Parce que l’on s’est rendu compte que ce n’était pas du tout écologique comme haie, et que l’aspect coupe vent n’était pas du tout présent vu la distance à la quelle elle est de la maison.

Comme expliqué sur plusieurs sites internet concernant les haies: Un obstacle plein (mue, haie de thuyas, …) ne présente qu’une faible possibilité d’infiltration par le vent. Les filets d’air sont donc comprimés sur le somme de l’obstacle et accélèrent en tourbillonnant peu après celui-ci, comme illusré:

haie_thuyas

Par contre si la perméabilité de l’obstacle est d’environ 30% la zone de turbulence sera pratiquement évitée et la vitesse du vent derrière le brise-vent sera fortement diminuée. Dans ce cas la protection peut atteindre 10 à 15 fois la hauteur de l’obstacle, comme illustré :

haie_autre

De plus le thuya est une espèce exotique (non indigène) puisqu'il est originaire de Chine ou d'Amérique du nord selon les espèces. Il est donc à ce titre malvenu chez nous : nos oiseaux n'aiment pas nicher dans ses branches, les plantes herbacées au sol sont véritablement éradiquées par les feuilles acides et toxiques du thuya, les insectes n'y trouvent ni le gîte ni le couvert. (http://cohabiter.ch/dossiers/index.php?art=39)

Un dernier point, est que le fait d'abattre la haie de thuyas nous donne beaucoup de lumière le matin dans la cuisine étant donné que la haie était à l'est, comme la cuisine.

Donc l’objectif est donc de replanter un autre type de haie, plus respectueux de la biodiversité, et qui soit réellement efficace contre le vent. Pour cela on a trouvé un document qui devrait bien nous aider :

http://environnement.wallonie.be/publi/dnf/guide-haies.pdf

Par contre le papa de Renaud nous a prévenu qu’on ne faisait pas repousser facilement des plantes après une haie de thuyas car ce sont des plantes très agressives pour le sol, donc il va falloir aussi se pencher sur cette question là.

De même, cette nouvelle haie, ne sera pas plantée à la place de la haie de thuyas, car le vent en Belgique est majoritairement de nord-est et de sud-ouest, et donc une haie plein est n'est pas utile pour protéger la maison.

11:54 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Adieu bouteilles et canettes (Laurence)

C’est un peu exagéré comme titre. Renaud buvait déjà l’eau du robinet en utilisant une carafe filtrante. J’ai décidé d’y passer aussi, ainsi que Romain. Ca va nous faire faire des économies financières en n’achetant plus d’eau en bouteille, et des économies de place car on achetait des bouteilles en verre, ce qui prend nettement plus de place que des bouteilles en plastique au niveau du stockage.

Je suis une grande buveuse de coca, on achetait des canettes, c’est plus facile à amener au boulot. Et là aussi je vais essayer de me sevrer, ça fera ça en moins de déchets, des économies aussi ;-) . Le sevrage sera plus difficile que pour l’eau en bouteille vu que je ne goutte pas la différence avec l’eau du robinet, par contre je me demande pourquoi j’ai toujours été aussi réticente à boire l’eau du robinet ???

Et un petit article pour faire réfléchir : (http://consommermoinsvivremieux.com/fairesoimeme/index.ht...)

Extrait d'un article du Courrier de l'Ouest du samedi 4 février 2006, page 27.

" Boire de l'eau du robinet devrait couler de source.

(...) L'eau minérale en bouteille dont la consommation mondiale a presque doublé (...) par rapport à 1999, est une ressource naturelle qui au final coûte très cher à l'environnement. "Alors que l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants", avertit l'auteur d'une étude sur l'eau publiée par un institut américain.

"A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence" ajoute ce rapport.

(...) L'engouement pour l'eau en bouteille a gagné les pays en développement entre 1999 et 2004 avec un triplement de la consommation en Inde et un doublement en Chine, notamment. Cers progressions colossales de la consommation d'eau en bouteille ont entrainé des coûts non moins colossaux pour la fabrication des bouteilles, le plus souvent en plastique, puis pour leur acheminement, par bateau, train ou camion.

A l'inverse, l'eau du robinet est fournie par un système de distribution bien plus écologique et à moindre frais. Et s'il suffit de fermer le robinet après consommation, la bouteille d'eau vide, elle, finit la plupart du temps dans une décharge. Les bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) sont produits à partir d'un dérivé du pétrole brut. Pour les Etats-Unis, cela représente (...) de quoi faire rouler 100 000 voitures pendant un an.

(...)

Se pose ensuite la question des déchets. L'étude montre que 86% des bouteilles d'eau utilisées aux Etats-Unis finissent à la poubelle. Or l'incinération produit des émanations toxiques et des cendres contenant des métaux lourds et la mise en décharge des bouteilles leur "offre" une survie de jusqu'à 1 000 ans avant la biodégradation totale. Pire, 40 % des bouteilles en PET collectées pour le recyclage aux Etats-Unis en 2004 ont en fait été acheminées parfois fort loin, comme en Chine, augmentant encore la facture pour l'environnement.

La production à grande échelle d'eau en bouteille a aussi conduit paradoxalement à des pénuries d'eau potable. C'est le cas de l'Inde où 50 villages ont vu leur nappe phréatique se réduire considérablement alors que Coca-Cola y puisait allègrement pour produire son eau Dasani ensuite exportée.

Car l'eau en bouteille est, dans 40 % des cas, de l'eau du robinet à laquelle ont été rajoutés des minéraux, pas toujours au bénéfice de la santé des consommateurs. L'étude rappelle les recommandations du Sénat français de changer souvent d'eau minérale pour éviter d'absorber de trop grandes quantités de mêmes minéraux."

10:44 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Diminution de la note d’électricité (Laurence)

On a reçu récemment notre décompte d’électricité. La consommation a diminuée en journée, par contre elle a fortement augmenté de nuit et de week-end.

On a donc réfléchi au pourquoi de ce changement. En journée on essaye d’être vigilant à ne pas laisser la lumière allumer, on a des prises avec interrupteur pour les appareils qui resteraient en veille autrement, tous ces petits gestes ont permis de diminuer la consommation.

Pourquoi une augmentation la nuit. Il y a deux points, les radiateurs électriques et la lumière dans la chambre de Romain. Pour le deuxième point, il n’y a pas grand-chose à faire, c’est déjà une lampe économique, et je ne pense pas qu’il soit prêt à avoir simplement une veilleuse, ce qui consommerait moins.

Pour le premier point, on a actuellement des radiateurs électriques dans notre chambre et dans la chambre de Romain. Le chauffage par air pulsé y passe, mais ne semble pas chauffer suffisamment. On a décidé de maintenir le chauffage électrique dans la chambre de Romain pour y maintenir un minimum de 18°.

Dans notre chambre Renaud a accepté de faire l’essai de couper le chauffage électrique et de mettre la double couette que ma grand-mère nous a offert. Ce sont deux couettes, une d’été et une de mi-saison mais qui peuvent être mises ensemble grâce à des scratchs pour l’hiver. Les premiers essais sont concluants, Renaud survit alors que lorsqu’il y a eu les gros gels, la température est descendue en dessous de 15° dans notre chambre.

Maintenant il faut que l’on contacte l’entrepreneur qui a fait les travaux en 2008 parce que ce n’est pas normal qu’ayant une bouche de chauffage dans chaque chambre et dans le couloir de nuit, la température descende si bas même en journée alors que le chauffage est réglé à 19° dans le reste de la maison. J’ai mis ma main au niveau des nouvelles bouches de chauffage, et on sent qu’elles sont légèrement chaudes, tandis qu’au niveau des anciennes bouches de chauffage, on sent que l’air en propulsé dans la pièce.

En même temps un système d’air chaud pulsé qui arrive par le toit dans les chambres, ce n’est pas bien conçu, étant donné que l’air chaud monte, ici, il est déjà en haut, il n’a pas de raison de redescendre. C’est à réfléchir, mais c’est aussi des gros travaux si jamais on se décide de changer ça.

Renaud fait des efforts pour la nuit, et moi pour la journée, on a diminué la température de la maison à 19° au lieu de 20°. Je ne peux pas vraiment mettre un pull de plus vu que je suis déjà habillée bien chaudement, par contre je peux mettre une écharpe ou un châle sur mes épaules si j’ai vraiment trop froid, mais pour le moment le problème ne s’est pas encore posé. En même temps on s’active beaucoup dans la maison c’est derniers temps.

10:31 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/02/2010

Désencombrement (Laurence)

Voilà, on a arrêté de réfléchir au désencombrement et on met les choses en pratique.

On s’est d’abord attaqué au garage. Et le résultat a été assez surprenant, on a retrouvé des choses que l’on croyait perdues, et on s’est rendu compte que l’on n’avait pas besoin de construire un abri de jardin comme on en avait le projet, il va juste falloir réorganiser quelques rangements et on devrait pouvoir s’en sortir sans.

On s’est ensuite attaqué à la maison. Toutes les pièces y sont passées :

  • on a pu réduire le nombre de livres, même si il nous en reste beaucoup, on va pouvoir éliminer une bibliothèque du salon, ça fera un peu de place
  • à la cuisine on a bien vidé les armoires aussi, ce qui va nous permettre de réorganiser la cuisine pour qu’elle soit plus conviviale entre autre grâce à la suppression d’une armoire basse du meuble de levier (on passe de 4 à 3 armoires)
  • à la salle à manger on a enlevé pas mal de choses du buffet, ça nous fait de la place là aussi, même si ce n’est pas visible de l’extérieur vu qu’on ne va pas couper le buffet en deux.
  • dans la salle de bain, on a essentiellement enlevé tout ce qui était produits périmés ou dont on ne se sert plus (entre autre à cause de réactions allergiques chez Romain)
  • dans notre chambre, on a enlevé les vêtements qu’on ne met plus, ça nous a fait 6 sacs poubelles pleins qu’on a donnés à une œuvre. Ca nous a permis de libérer de la place dans les armoires et de vider trois commodes qu’on avait dans d’autres pièces qui seront donc éliminées aussi.
  • on s’est aussi attaqué au hall d’entrée, on a pu monter un des deux meubles à chaussures dans notre chambre afin de dégager l’entrée qui était fort étroite.

Il reste un grand travail à faire dans le bureau, où l’on a un mur et demi de classeurs en tout genre, Renaud a commencé à s’y attaquer, mais il y a aussi des affaires à moi. Le bureau servant aussi de chambre d’amis, ça sera beaucoup plus convivial et pratique si l’on parvient à libérer de la place.

Il reste aussi à repasser dans toutes les pièces pour faire un deuxième passage pour voir si il n’y pas des choses qui nous ont échappée, ou si on n’a pas changé d’avis par rapport à certaines choses qu’on avait décidé de garder. De toute façon il faudra se reposer la question régulièrement car certains objets on les a gardé en se disant qu’on changeait nos habitudes (alimentaires entre autre) et qu’ils nous seraient peut-être utiles dans ce carde là, mais peut-être qu’ils ne le seront pas.

Les meubles vont finir sur ebay, pour les autres objets, on donne une partie, et pour le reste on ira faire une brocante (ou deux car il y a énormément de choses) .

11:17 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une action pour l’eau (Laurence)

Une action pour l’eau

L’eau est une ressource précieuse, et suite au message suivant sur un blog qui est une mine d’informations et de pistes de réflexions pour nous :

Economies de bouts de chandelles : la note encourageante

Récemment, j'ai posté sur les économies d'eau en faisant un petit rappel de ce que nous faisons déjà à la maison et un prévisionnel de ce que nous espérons rapidement mettre en place.

Je voulais juste revenir sur l'un des trucs qui peut paraître relever de la radinerie ou de l'extrémisme : mettre un seau dans la douche pour y verser l'eau froide en attendant qu'elle chauffe. Je pense qu'il y a quelques années encore, j'aurais trouvé cela vraiment "too much" parce que j'aurais probablement craint le "qu'en dira-t-on" et, aussi, parce que j'aurais détesté l'idée de passer pour une pingre.

Pourtant, je me suis résolue à adopter cette solution simplissime et je suis contente de voir qu'aujourd'hui, nous économisons environ 10 litres d'eau par jour que nous réinjectons directement dans les toilettes, ce qui a diminué conséquemment le nombre de chasses d'eau. (nous n'avons pratiquement plus besoin de la tirer)

Non seulement nous économisons ces 10 litres d'eau journaliers puisque ceux-ci ne s'écoulent plus dans les égouts mais nous économisons aussi des litres inestimables en versant l'eau directement dans les toilettes après "nos petites affaires" car nous adaptons la quantité d'eau à verser en fonction des besoins (c'est le cas de le dire!!!) alors qu'une chasse d'eau (même à double commande, ce qui diminue déjà les dépenses) consommera forcément plus d'eau que nécessaire.

Admettons que nous économisions 20 litres d'eau par jour en tenant compte des deux calculs pré-cités, cela représente 7 300 litres par an!

C'est marrant comme, tout à coup, le côté inesthétique du seau se trimballant des toilettes à la douche, me paraît totalement hors de propos!

Nous avons décidé d’installer deux seaux dans la salle de bain, que l’on remplit lorsque l’on fait couler de l’eau en attendant qu’elle chauffe, mais que l’on remplit aussi avec l’eau du bain de Romain.

Pour des raisons d’économies d’eau, Romain va toujours dans sa petite baignoire, ce qui nous permet de transvaser facilement dans les seaux, et ce qui nous permet de réutiliser complètement l’eau du bain de Romain. Notre principal souci est d’empêcher les chats d’aller boire l’eau, ou de faire basculer les seaux.

Nous n’avons pas un aussi bon rendement que dans l’article ci-dessus, car on a encore besoin de tirer la chasse plusieurs fois par jour, mais je pense que c’est une question d’habitude par rapport à la quantité d’eau necessaire.

11:00 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2010

SEL et Simplicité volontaire

Qu’est-ce qu’un SEL ?

Un SEL ou système d'échange local est un système d'échange de produits ou de services construit à côté du système monétaire classique. Les SEL sont des associations qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens, de services et de savoirs, sans avoir recours à la monnaie.

Concrètement, ça permet à des personnes de se rendre service en échangeant le nombre d’heures prestées.

En pratique pour nous

Renaud s’intéressait au développement de SEL en Belgique, et c’est ainsi qu’il s’est rendu compte qu’il y en avait un qui se créait à Andenne début 2009 sous le nom de SELours. On avait prévu d’y participer, mais les événements ne nous l’ont pas permis.

Début septembre, il y avait une fête organisée par le SELours, au programme une balade en famille ainsi que la possibilité de s’inscrire et de découvrir ce que les uns et les autres offraient ou demandaient comme services. Nous nous sommes donc inscrits, et avons reçu comme tous les nouveaux inscrits, 5 heures gratuites de services que nous pouvons utiliser, cela afin de "lancer la machine".

Jusqu’à présent, nous avons essentiellement fourni des services de dépannage informatique, la première fois fut en novembre, j’appréhendais assez bien le fait de devoir aller chez quelqu’un que je ne connaissais pas, mais les choses se sont faites assez naturellement.

Au niveau service demandé, nous avions demandé des conseils en décoration mais finalement cela ne s'est pas fait pour des raisons d'agenda (et à cause du fait que nous étions pressé d'en finir avec nos travaux) on a demandé un baby-sitting, comme c’était une soirée, on a vite consommé des heures. On n’a pas du tout regretté d’être passé par le SEL, car au lieu d’avoir une jeune fille qui n’a pas beaucoup d’expérience avec les enfants, on a eu une maman chevronnée et qui a su gérer impeccablement la panique de Romain au moment d’aller se coucher. Elle a agi comme pour ses propres enfants, en le gardant près d’elle. Nous avons demandé aussi un service pour de la couture.

Courant du mois de novembre, nous avons aussi eu l’occasion de participer à une bourse d’échange. C’était l’occasion de faire connaissance avec d’autres personnes du SEL que celles à qui on avait rendu service ou qui nous avaient rendu service. En plus de cet échange de services, il y a une réelle volonté de nouer des contacts avec les gens, et de ne pas rester anonyme les uns par rapport aux autres.

Qu’est-ce que la simplicité volontaire?

Tout d’abord, il faut savoir qu’il est très difficile de définir ce qu’est la simplicité volontaire, car c’est une démarche personnelle, et il n’y a pas une seule bonne démarche applicable à tout le monde, non chacun aura son propre cheminement et arrivera au résultat qui lui convient le mieux. Il faut aussi bien garder à l'esprit le mot "volontaire", qui est très important dans la démarche.

Wikipédia :
La simplicité volontaire est un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation, ainsi que les impacts de cette dernière, en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs "essentielles". Cet engagement personnel découle de multiples motivations qui vont habituellement accorder la priorité aux valeurs familiales, communautaires et/ou écologiques.

Les amis de la terre (http://www.amisdelaterre.be/)
La société actuelle de surconsommation, d’accumulation et de gaspillage est dépendante d’une croissance économique exponentielle qui nous conduit à une catastrophe planétaire autant écologique que sociale.

Nous prônons, dans nos pays riches industrialisés, la mise en place d’une décroissance économique soutenable afin de revenir à une "empreinte écologique" compatible avec les ressources de la Terre.

Au niveau individuel, nous proposons le choix de la Simplicité Volontaire comme mode de vie avec 3 objectifs :
-  se désencombrer matériellement,
-  ralentir son rythme de vie,
-  privilégier les "liens" plutôt que les "biens".

La simplicité volontaire est une philosophie de vie qui se pratique individuellement ainsi que collectivement. Elle consiste en une prise de conscience de son mode de vie et de ses impacts sur les autres et sur le monde. La  simplicité volontaire privilégie l'ÊTRE à l'AVOIR et vise la cohérence entre valeurs et actions.

Un petit texte de réflexion
De nos jours, nous avons des édifices plus élevés et des autoroutes plus larges, mais notre niveau de tolérance est plus bas et notre esprit plus étroit. Nous dépensons davantage, mais nous nous amusons moins. Nous avons de plus grandes maisons, mais de plus petites familles. Nous avons plus de compromis, mais moins de temps. Nous avons plus de connaissances, mais moins de jugement, plus de médicaments, mais moins de santé. Nous avons multiplié nos possessions, mais réduit nos valeurs. Nous avons conquis l'espace intersidéral, mais pas notre espace intérieur. Nous avons des revenus plus élevés, mais le moral plus bas. Nous vivons à une époque où il y a plus de liberté, mais moins de joie, où il faut deux salaires pour chaque foyer, mais où les divorces augmentent.

Les groupes de simplicité volontaire
Le but d’un groupe de simplicité volontaire est de pouvoir partager ses expériences avec d’autres personnes dans la même démarche. Le fonctionnement d’un groupe de simplicité volontaire est très particulier dans le sens où il est conseillé que chacun témoigne de son expérience par rapport au thème du jour, mais qu’il n’y ait pas de questions posées ou de réactions faites par les autres personnes présentes afin d’éviter les jugements et de permettre un climat de confiance. Les thèmes sont fixés à l'avance une à deux réunions à l'avance pour que chacun prépare ce qu'il va dire aux autres, il ne s'agit pas de faire un long discours, quelques minutes suffisent. Quelques exemples de thèmes classiques abordés lors de ces réunions:

- En quoi consiste la simplicité volontaire ?
- Simplicité et croissance personnelle
- Les meilleurs moments de nos vies
- Simplicité: le premier « r »
- Désencombrer nos vies
- Bilan de mes habitudes de vie : le temps
- Bilan de mes habitudes de vie : l’argent
- Simplicité et communauté
- La juste mesure
- Simplicité intérieure : « désencombrer » notre coeur et notre esprit

Pour plus de détails sur les groupes de simplicité volontaire, il y a le lien suivant:
Groupe de discussion sur la simplicité volontaire

La table des matière est en anglais, mais le reste est en français.

En pratique pour nous

Grâce au SELours, nous avons été informés qu’une réunion d’information allait se tenir en vu de créer un groupe de simplicité volontaire à Coutisse, une des entités d’Andenne, toute proche de chez nous. Nous étions intéressés tous les deux par le sujet, Romain en a profité pour aller dormir chez Mamy-France.

Avant cette réunion, nous étions tous les deux déjà plus ou moins dans une démarche de simplicité volontaire entre autre par notre refus de la télévision pour le consumérisme et les stéréotypes qu’elle véhicule, mais aussi par le temps consommé et la passivité de l’activité.

Avec le temps, conscient des enjeux écologiques de notre époque, nous avons décidé :
- d’aller vers une alimentation plus bio avec l’utilisation de panier bio et la participation à un groupement d’achat (pour ceux qui ne connaissent pas le principe: http://www.natpro.be/pdf/achats.pdf)
- de consommer moins de viande en n’en consommant qu’une fois par jour et en quantité limitée
- de cuisiner nous même pour ne pas consommer des plats préparés diminuant ainsi les emballages produits,
- de ne plus acheter des bouteilles d’eau en plastique mais acheter des bouteilles d’eau en verre ou consommer l’eau du robinet
- de planter deux pommiers dans des variétés anciennes plus résistantes aux maladies
- d’acheter des produits d’entretien et des produits cosmétiques bios à la place des produits traditionnels
- d’utiliser de la peinture naturelle pour la décoration de la maison
- de profiter du changement nécessaire du boiler pour en mettre un chauffé par des panneaux solaires thermiques
- d’utiliser les couches lavables pour Romain
- d’acheter des vêtements de secondes mains pour nous et pour Romain
- de réfléchir à nos achats pour éviter les achats coup de cœur que l’on regrette après parce qu’on n’en avait pas vraiment besoin
- de participer à un SEL
- de privilégier le bois et le tissu au plastique
- d'acheter des objets d'occasion quand c'est possible
- etc.

Quelques projets qui nous tiennent à cœur :
- revoir l’isolation de notre maison qui a été conçue dans les années 1970 et donc est loin des normes actuelles,
- créer un potager
- créer une prairie fleurie si le terrain nous le permet et ne garder de la pelouse que là où s’est vraiment nécessaire
- mieux profiter de la lumière naturelle dans la cuisine et donc dégager ce qui gène son passage dans le jardin
- désencombrer la maison
- diminuer notre temps de travail (c’est déjà fait à 4/5 pour Renaud, et ça l’est bientôt pour moi, mais pourquoi ne pas aller plus loin ?)

Des sujets par rapport auxquels on a encore beaucoup d’interrogations :
- toilette sèche
- utilisation de l’eau de pluie
- traitement des eaux usées par lagunage chez les particuliers
- réalisation de produits d’entretien ménager,
- réalisation de produits cosmétiques,
- personnes qui arrivent à se passer complètement d’un frigo en été comme en hiver

Il est impossible d’être exhaustif sur les démarches déjà entreprises vers la simplicité volontaire, ainsi que ce que l’on veut encore faire car c’est tellement vaste comme sujet, et ça touche à la vie de tous les jours. De plus, ce que l’on veut faire aujourd’hui sera sûrement différent de ce que l’on veut faire dans 6 mois, 1 an, etc car d’ici là on aura évolué et on sera peut-être prêt à faire encore plus dans cette démarche.

09:17 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |