02/03/2010

Cuisiner dans de bonnes conditions (Renaud)

Quand nous avons décidé de réaménager notre cuisine, le but initial était d’avoir plus d’espace autour de la table où l’on mange, endroit assez exigu, alors que la cuisine est relativement grande. Dans le choix de l'aménagement de la cuisine, les anciens propriétaires avaient privilégié le design au fonctionnel. La situation initiale :

plan_1

Nous avons imaginé le réaménagement sans faire appel à des professionnels, mais en écoutant les conseils que les uns et les autres pouvaient avoir. Les changements prévus étaient relativement simples. Côté réaménagement, on déplaçait le meuble comportant l'évier le long du mur afin de dégager l'espace central de la pièce afin d'y mettre une table. Au niveau de la réalisation, on gardait le même évier en le nettoyant à fond ce qui est plus facile avec le robinet démonté et on changeait un orifice de vidange dont le joint du bouchon n'était plus étanche (j'aurai bien voulu trouver le joint seul, mais cela n'a pas été possible), par contre on changeait le plan de travail qui n'était plus à la bonne dimension en prenant un plan de travail en bois et pas en stratifié.

plan_2

En faisant les travaux, nous avons réalisé que ce que nous avions prévu nous amenait à mettre une table en demi-cercle contre un mur sans fenêtres et à manger côte à côte en regardant chacun le mur ce qui n’avait rien de réjouissant.

Mais en se creusant la tête, Laurence a eu l’idée de mettre le meuble comportant l'évier parallèle au plan de cuisson en laissant environ un mètre entre les deux meubles. L’idée m’a beaucoup plu, car dans la disposition de la cuisine avant les travaux, l’évier était loin du plan de cuisson et nous n’avions pas de plan de travail disponible pour cuisiner debout, il fallait le faire à la table ce qui n’était pas confortable.

plan_3

Cette nouvelle disposition nous a fait « perdre » deux placards de cuisine. Le premier que l'on a purement et simplement supprimé, le second dont nous avons changé l'utilisation et qui nous sert maintenant à stocker 4 de nos poubelles qui étaient auparavant à même le sol. Nous avons résolu ce "problème" en faisant du désencombrement dans la cuisine.

J’ai eu l’occasion d’expérimenter cette nouvelle disposition au cours d’une journée de cuisine, la conclusion est que c’est très agréable, la proximité de l’évier et de la table de cuisson est d’un grand confort. De plus, nous avons libéré le plan de travail qui se trouve juste à côté de la table de cuisson, il est maintenant tout à fait possible de s’occuper de couper des légumes par exemple tout en surveillant de près la cuisson d’un plat.

11:35 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine, amenagement |  Facebook |

Conserver les aliments (Renaud)

Comme nous cuisinons quasi tout nous même, en consacrant une journée toutes les deux semaines à préparer des plats/soupes, nous avons besoin d'un espace de stockage relativement important. Actuellement nous utilisons un congélateur bahut qui est intéressant par sa capacité de stockage même s’il est compliqué à placer dans notre cuisine (nous n’avons pas de cave dans la maison pour le mettre et il faut déjà jouer des coudes dans le garage faute de place). Le hic de cette solution est que conserver la nourriture demande de l’énergie électrique, même si le choix du matériel (un appareil de classe A) permet de la minimiser.

Pour limiter nos déchets et dans un but écologique, nous avons cessé d’employer des sacs congélations que nous utilisions notamment pour la viande et nous avons achetés des boites en plastique d’une taille adaptée à cette utilisation. Nous
nous sommes dirigés vers les boites en plastique en ayant conscience que ce n’est pas la panacée mais plutôt un moindre mal et en nous disant que ce type de boite dure longtemps.

Nous utilisons également des boites à glace que nous avons récupérées chez des connaissances qui en mangent en grande quantité, c’est pratique d’en avoir une bonne série qui s’empilent facilement dans  notre congélateur et c’est suffisant pour contenir un plat pour deux personnes. Elles passent parfois même un peu au mirco-onde (facilité moderne que nous avons conservée pour le moment) pour aider à faire sortir la nourriture pour la mettre dans la casserole quand la boite est sortie au dernier moment (par contre ne pas essayer de la mettre longtemps au micro-onde, ce n’est manifestement pas prévu !) Elles passent aussi assez bien au lave-vaisselle (autre facilité conservée pour le moment) et elles résistent bien dans le temps.

Nous décongelons les plats en les sortant la veille et en les stockant à température ambiante pour éviter d’avoir à utiliser de l’énergie pour une décongélation qui se fait très bien toute seule.

J’ai exploré d’autre solution pour conserver les aliments :
- lacto fermentation,
- séchage,
- confiture,
- compote,
- conserve ou semi-conserve, …

La confiture et la compote ne posent pas de problèmes par contre la lacto fermentation ne me semblent pas envisageable pour le moment étant donné qu’il faut un local d’entreposage assez frais, ce que nous n’avons pas dans la maison pour le moment. Les conserves, c'est encore une voie que je dois explorer. Un autre aspect est le stockage de tout cela, à ce niveau le réaménagement de notre cuisine est en passe de résoudre cet aspect.

Notre manière de cuisiner a réduit aussi significativement ce que contient notre frigo. Il est adapté pour une famille qui cuisine peu mais est devenu trop grand pour nous, certaines étagères restent vides pendant de longues périodes. Le problème est que ce frigo consomme plus d’énergie ainsi que s’il était adapté à nos besoins.

10:47 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine |  Facebook |

01/03/2010

Cuisiner et se nourrir (Renaud)

Avant de changer nos habitudes alimentaires, nous achetions en grande partie des plats cuisinés pour le soir que nous réchauffions « vite, vite ». Le midi nous achetions en général des sandwichs comme c’est l’habitude en Belgique. Le week-end, nous cuisinions un peu, souvent un plat en assez grande quantité afin d’avoir des restes pour le début de semaine.

Il y a maintenant un an et demi, nous avons entamé des changements dans notre alimentation. Conscient des enjeux écologiques et économiques de notre société, nous nous sommes tournés vers des paniers bios produits localement, à quelques kilomètres de la maison. En outre la production est gérée par un CPAS ("centre public d'action sociale") qui forme des personnes sans emploi qui peuvent trouver ensuite un travail soit dans la coopérative bio voisine soit chez les producteurs de légumes. Les légumes fournis sont exclusivement des légumes de saison. Nous avons visité une partie des installations l’an passé et nous avons vu qu’ils ont, outre les champs à l’air libre, des serres pour la culture de légumes plus délicats sous notre climat, tel que les tomates. Nous avons également vu qu’ils produisent leurs propres semences.

Les paniers bios sont livrés le jeudi après midi, le jeudi soir nous choisissons les recettes que nous allons faire. Il manque souvent des petites choses pour faire chaque recette, nous complétons par des achats chez un grossiste de fruits et légumes et chez un boucher. Une fois que nous avons tout ce qu’il faut, les grandes manœuvres commencent, les plats s’enchainent les uns aux autres ou parfois se chevauchent, l’un étant en préparation pendant que l’autre cuit. Le tout dure souvent 8 à 9 heures quand le cuisinier est seul, cela dure moins longtemps quand on est à deux.

L’épluchage, le lavage et la coupe des légumes restent ce qui prend le plus de temps, le père Noël nous a apporté l’an passé des accessoires très intéressant pour gagner du temps et moins nous épuiser, il s’agit d’un épluche carotte qui permet d’éplucher une carotte en quelques secondes (elles ne ressortent pas impeccables, il faut juste fignoler un peu) et d’un robot ménager qui permet de débiter de couper les légumes, de faire de la purée, de hacher, etc. Ce robot n’est pas dans la pure simplicité volontaire comme le pratique certaines personnes, c’est toutefois l’accessoire qui nous permet de nous en sortir dans un temps raisonnable. L’épluchage des pommes de terre reste une des opérations qui prend le plus de temps.

De plus nous avons aussi investi dans une cocotte minute supplémentaire, et plus grande que la première afin de pouvoir cuisiner de grandes quantités dans un seul récipient.

Une fois les plats terminés, il faut faire la mise en boite, étiqueter le tout et mettre tout cela au congélateur, cette dernière étape est souvent faite le lendemain le temps que les plats refroidissent. Devant les quantités que nous devions stocker au congélateur, nous avons dû changer le nôtre qui était une petite armoire à tiroirs en le remplaçant par un petit bahut (classe A) que nous avons acheté d’occasion.

Le lavage de la vaisselle a lieu soit durant la réalisation des plats par l’utilisation d’un lave-vaisselle, soit en fin de séance de cuisine, nous évitons de garder la vaisselle pour le lendemain car c’est trop démoralisant.

Dans la réalisation de nos plats, nous faisons aussi bien des plats pour nous que des petits pots pour Romain. Nos plats dépendent avant tout des légumes contenus dans les paniers bios, souvent nous devons innover et tester des recettes que nous ne connaissions pas, parfois avec facilité d’autre fois avec beaucoup plus de difficultés comme ce fut par exemple le cas pour les topinambours où c’est seulement à la cinquième recette que nous avons trouvé quelque chose à notre goût.

Pour les petits pots, tout s’est bien passé jusqu’à ce que Romain ait environ 18 mois, à partir d’un certain moment, il a refusé de manger les petits pots que nous lui préparions, cela s’est fort marqué après une période de vacances où il avait mangé essentiellement des petits pots du commerce. Nous avons mis de coté la réalisation des petits pots pendant un certain temps et nous nous sommes résigné à lui acheter les petits pots (bio) du commerce qu’il aime bien, depuis peu, nous avons repris le flambeau et nous essayons de faire des petits pots à son goût sur base de la description du contenu des petits pots du commerce, je suis d’ailleurs assez horrifié du coté hyper-sucré de ces petits pots, ils sont bios et sans sucre ajouté, par contre les recettes font qu’ils sont naturellement très sucrées (une grande proportion de carottes et/ou du jus de pomme).

En plus des petits pots, nous faisons pour Romain (presque) toutes les compotes qu’il mange à la maison, nous achetons les fruits en grande quantité (8 à 12 kg) chez le grossiste en fruits et légumes, nous épluchons le tout, nous cuisons tout au cuit vapeur, nous moulinons, nous mettons en pot (merci les petits pots en plastique conservés précieusement lors de vacances) et nous congelons le tout, ainsi nous faisons de la compote sans sucre ajouté et sans conservateur. Pour éplucher les pommes, le père Noël nous a également apporté l’an passé un outil bien pratique (et entièrement manuel !) qui permet d’éplucher et de trancher la pomme en quelques secondes pour la aussi un résultat presque parfait, il y a juste à fignoler au niveau de la tige et de la mouche de la pomme.

Pour les curieux, l'épluche carotte:

carottes

et l'épluche pomme:

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14:17 Écrit par Laurence & Renaud dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine, nouriture, panier bio |  Facebook |